Les prochaines informations vous donneront un bref aperçu du processus
matrimonial au Québec. Veuillez obtenir de bons conseils légaux avant de
prendre toute décision importante. J’espère que ce guide vous sera utile
et apprécierais vos commentaires.
Médiation
Au Québec, les parties d’un divorce contesté doivent de par la loi
se familiariser avec le processus de médiation en se présentant à une
session d’information avec un médiateur accrédité.
La médiation est une alternative viable lorsque l’intérêt de la
famille est la priorité de tous. Une solution optimale est toujours
possible, mais a tendance à être illusoire lorsque l’une des parties est
malhonnête ou donne priorité à ses propres intérêts, comme c’est
souvent malheureusement le cas.
Si vous choisissez de procéder par la médiation, vous devriez toujours
consulter un avocat afin d’être conseillé de façon indépendante avant
de signer toute convention négociée par l’intermédiaire d’un
médiateur.
Litige
Si vous savez d’avance que la médiation ne répond pas à vos besoins
ou ne fonctionnera pas dans votre cas ou que vous avez tenté la médiation,
et ce, sans succès, vous n’aurez aucun autre choix que d’intenter des
procédures devant la cour. Si c’est le cas, ce qui suit vous procurera un
bref aperçu de quelques-unes des questions qui pourraient faire partie de
votre cas.
Langage des procédures
Les cours du Québec fonctionnent en français et en anglais. La Cour
supérieure est une cour créée par le fédéral, avec des juges nommés
par le fédéral, et le français et l’anglais sont des langues
officielles en ce qui la concerne.
Presque tous les juges qui entendent des cas familiaux à la Cour
supérieure sont bilingues.
Lors d’un procès, la langue parlée dépend le plus souvent de la
langue des témoins ou de la personne qui témoigne. Les témoins
choisissent la langue qu’ils désirent employer. On peut s’attendre à
ce que les avocats mènent leurs interrogatoires en anglais ou en français
selon le choix du témoin. En effet, on s’attend à ce que les avocats qui
contestent des litiges au Québec, plus particulièrement ceux établis à
Montréal où la population anglophone est concentrée, soient capables de
fonctionner de façon adéquate dans les deux langues.
Lorsqu’un témoin ne parle ni anglais ni français, il ou elle pourra
témoigner à l’aide d’un interprète officiel.
L’administration de la justice est une matière sous la juridiction
provinciale. Les personnes qui travaillent dans les divers palais de justice
au Québec sont des fonctionnaires provinciaux. Le consensus est à l’effet
que la langue de travail des fonctionnaires qui administrent les cours de
justice au Québec est le français.
Ainsi, vous trouverez que plusieurs formulaires provenant de la cour, tel
les brefs de saisie, sont publiés en français seulement.
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Haut
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Lors de la détérioration ou la rupture de la relation entre conjoints,
il y a deux types de procédures qui peuvent être entreprises en vertu du
Code civile du Québec – une action pour une séparation légale (gouverné
par les articles 496 à 515) ou un divorce (dont traitent les articles 516
à 521 mais gouverné par la Loi sur le divorce de 1985).
Une séparation légale décharge les parties de leur obligation de faire
vie commune, mais ne dissout pas le lien matrimonial, les parties demeurent
donc mariées. Une telle séparation pourra être demandée sans avoir à
prouver autre chose que le fait que l’un des deux parties ne désire plus
cohabiter.
Un divorce met fin au mariage. Il pourra être obtenu sans avoir à
établir une faute de la part de l’une des parties lorsqu’il existe une
preuve que les parties ont vécu séparément depuis au moins un an avant le
prononcé du jugement, ou bien sur présentation d’une preuve que la
rupture du lien matrimonial a été causée par la faute de l’autre partie,
soit pour adultère, abus physique ou mental, etc.
Il est important de comprendre que les procédures de divorce peuvent
être entamées sur la base d’une séparation d’un an même avant l’expiration
du délai d’un an, et ce tant que le délai d’une année sera écoulé
au moment où le jugement de divorce est rendu.
Généralement, la séparation légale et le divorce produisent les
mêmes effets – il y aura des questions à régler au sujet de la garde
des enfants, les droits de visite, le soutien alimentaire, et un partage des
biens aura lieu.